Municipales à St-Dié : le 5ème de la liste RN suspendu
À Saint-Dié-des-Vosges, trois candidats de la liste Rassemblement National sont mis à l’écart après la révélation de propos racistes et complotistes sur les réseaux sociaux.
C'est un article du journal Libération qui a révélé les faits. Ils concernent 3 candidats aux prochaines municipales à Saint-Dié sur la liste portée par le Rassemblement National, dont des propos ou des partages de publication racistes et complotistes sur les réseaux ont été mis au jour par le quotidien.
Jean-Luc Berruet suspendu par la tête de liste
Ils concernent notamment celui qui est en 5ème position, Jean-Luc Berruet, ancien conseiller municipal délégué au début des années 90 du maire socialiste Christian Pierret. Le chirurgien-dentiste à la retraite a également été centriste, ayant échoué à prendre la tête du parti présidentiel La République en marche dans les Vosges. "Je ne m'attendais vraiment pas à ça de la part de quelqu'un de ce profil, un docteur reconnu à St-Dié, dont j'ai été moi-même le patient. Il est venu nous rejoindre en portant nos valeurs souverainistes et patriotiques. J'ai sans doute manqué de vigilance, liée aussi à mon handicap visuel qui m'empêche de pouvoir vérifier tout ce qui est publié ou liké sur les réseaux, mais encore une fois on ne s'attend pas à ce genre de choses avec ce type de profil" nous a confié par téléphone dans la matinée la tête de liste Geoffrey Mourey. Qui précise "avoir appelé Jean-Luc Berruet dès que j'ai pris connaissance des propos rapportés, racistes et qui en appellent à la guerre civile. Les captures d'écran sont sans équivoque m'a-t-on dit, je lui ai expliqué qu'il était immédiatement suspendu, il a accepté la décision."
Deux autres colistiers également visés
Quant aux 2 autres candidats eux aussi épinglés pour avoir liké ou partagé des publications racistes, respectivement en 21ème et 23ème position sur la liste, "j'attends la décision du parti, mais je souhaite quoiqu'il en soit qu'ils ne puissent pas siéger dans l'hypothèse où ils seraient élus. Cette histoire est évidemment dommageable, mais ce qui compte aussi, c'est notre réactivité. On sait que nous sommes scrutés de très près, on aimerait que ce soit le cas aussi pour les autres partis, comme par exemple le cas de la personne en 3ème position sur la liste de gauche portée par M. Valentin à St-Dié, qui aurait des liens avec la Jeune Garde (NDLR : mouvance d'extrême-gauche dissoute par le gouvernement, associée à la récente mort du militant d'extrême-droite Quentin Deranque)".
Impossible de retirer les candidats de la liste
Les 3 hommes impliqués dans cette affaire sont mis à l'écart de la campagne mais ne peuvent juridiquement pas être retirés de la liste qui a déjà été déposée en préfecture, comme nous l'a confirmé le délégué départemental du rassemblement National Sébastien Humbert : "ils ne peuvent plus participer aux actions entreprises par la liste de Geoffrey Mourey et ont interdiction de s'exprimer au nom du parti. La commission des conflits a été saisie, ils seront sans doute convoqués, même si M. Berruet n'est pas adhérent officiel au RN."
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