À Sainte-Marguerite, le vol de câbles fragilise encore l’usine Peltex

À Sainte-Marguerite, le vol de câbles fragilise encore l’usine Peltex

Publié le Jeudi 1 Octobre 2026

Le vol d’une trentaine de mètres de câbles a privé d’électricité l’usine Peltex à Sainte-Marguerite. Estimé à 2 000 euros, le butin aurait provoqué près de 100 000 euros de dégâts dans une entreprise déjà en redressement judiciaire.

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Près de deux semaines après le vol de câbles qui a privé son usine d’électricité, Peltex attend toujours de pouvoir engager les réparations. À Sainte-Marguerite, l’entreprise estime à près de 100 000 euros le préjudice causé par le vol d’une trentaine de mètres de câbles, pour une valeur d’environ 2 000 euros.

Les faits se sont produits le samedi 19 septembre à 21 h 06. Des individus ont pénétré sur le site et sectionné les câbles d’alimentation de l’usine, détruisant également le tableau général basse tension. Une plainte a été déposée et les images de vidéosurveillance remises aux enquêteurs.

Selon Peltex, le sinistre a été déclaré immédiatement et les premiers devis demandés dans la foulée. L’entreprise affirme toutefois ne toujours pas savoir dans quelles conditions les travaux pourront être engagés et pris en charge.

Près de 1 000 euros de carburant par jour

En redressement judiciaire (voir notre reportage), Peltex indique ne pas disposer des moyens nécessaires pour avancer les près de 100 000 euros de travaux. Dans l’attente, un groupe électrogène permet d’alimenter quelques machines à tour de rôle.

Son fonctionnement représente près de 1 000 euros de carburant par jour. L’entreprise évalue déjà cette dépense à plus de 7 000 euros, alors que la production reste très inférieure à son niveau habituel.

Les quinze salariés continuent de travailler en réorganisant la production autour du groupe électrogène. Le dirigeant Vincent Perry assure que le vol intervient alors que l’activité retrouvait des débouchés, avec de nouveaux clients en Allemagne et aux Pays-Bas, des commandes en cours et des volumes plus importants en discussion.

« Nous nous battons depuis des mois pour remettre Peltex sur les rails. Les salariés sont là, les clients reviennent et nous avons de nouvelles perspectives. Aujourd’hui, nous devons simplement pouvoir réparer et reprendre une production normale », déclare-t-il.

L’entreprise doit repasser devant le tribunal en novembre et démontrer que son activité peut se poursuivre.

Un savoir-faire industriel devenu rare

Fondée en 1954, Peltex est présentée comme le dernier fabricant français de tissus-fourrure. À Sainte-Marguerite, l’entreprise assure les différentes étapes de fabrication, du cardage à la teinture en bourre, en passant par le tricotage et l’ennoblissement.

Son outil industriel lui permet également de travailler des fibres naturelles comme la laine, le chanvre, le lin ou l’ortie. Peltex réalise notamment de petites séries sur mesure destinées à la haute couture et au prêt-à-porter.

Dans les années 1960, l’entreprise comptait jusqu’à 700 salariés. Elle emploie aujourd’hui quinze personnes.

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