À Remiremont, une mobilisation après « 1 000 nuits » de fermeture des urgences

À Remiremont, une mobilisation après « 1 000 nuits » de fermeture des urgences

Publié le Lundi 28 Septembre 2026

À Remiremont, une mobilisation s’est tenue le 25 septembre pour réclamer le retour d’un service d’urgences ouvert 24 heures sur 24. L’Ademat-H alerte plus largement sur l’avenir de l’offre hospitalière dans le secteur et sur l’accès aux soins.

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« 1 000 nuits que les urgences sont fermées », soit presque trois ans : c’est sur ce constat que l’Ademat-H a ouvert son intervention lors de la mobilisation organisée le 25 septembre à Remiremont. L’association réclame la réouverture des urgences 24 heures sur 24 et dénonce également les périodes durant lesquelles l’activité fonctionne en mode dégradé ou est suspendue.

Dans son intervention, l’Ademat-H rappelle que les difficultés ne concernent pas uniquement Remiremont et cite aussi Épinal, Gérardmer et Vittel. L’association estime que la situation locale s’inscrit dans une crise plus large de l’hôpital public.

Elle revient sur la mobilisation menée dès 2019 aux côtés des urgentistes et des personnels hospitaliers, autour du mot d’ordre « des sous, des lits, des bras ».

Des difficultés de recrutement et de fonctionnement pointées

Pour l’Ademat-H, la démographie médicale ne suffit pas à expliquer les difficultés rencontrées par l’hôpital public. L’association met en cause les écarts de rémunération et de conditions de travail entre l’hôpital et les cliniques privées à but lucratif.

Elle indique avoir interpellé il y a près d’un an le préfet, des parlementaires et le ministre de la Ruralité afin de demander un rapprochement des rémunérations et une participation de tous les praticiens à la permanence des soins, lors des gardes et astreintes de nuit, les week-ends et jours fériés.

L’association pointe aussi le manque de lits disponibles après un passage aux urgences, qu’elle relie aux fermetures de lits intervenues dans les établissements.

Plusieurs services de Remiremont au cœur des inquiétudes

Au-delà des urgences, l’Ademat-H fait état de plusieurs inquiétudes concernant le centre hospitalier de Remiremont. Elle évoque la fermeture de la pédiatrie le week-end depuis le 1er juin.

L’association s’interroge également sur l’avenir de la maternité. Elle fait référence à une visite du directeur le 21 août consacrée à des « projets d’avenir » et rappelle que le projet médical du groupement hospitalier de territoire de 2024 prévoit, selon elle, la fermeture de ce service.

L’Ademat-H relaie par ailleurs des inquiétudes concernant la permanence des soins en chirurgie orthopédique et traumatologique la nuit. Sur ce point, elle rapporte des informations circulant au sein de l’établissement sans présenter cette évolution comme actée.

Les 18 lits du Thillot-Bussang également concernés

Autre sujet soulevé : la fermeture prévue, fin décembre 2026, des 18 derniers lits d’hospitalisation du Centre hospitalier de la Haute Moselle, au Thillot-Bussang. Selon l’association, ces lits doivent être transférés à Remiremont.

L’Ademat-H considère que cette évolution éloignerait une partie des habitants, en particulier les personnes âgées ou sans moyen de transport, d’une offre d’hospitalisation de proximité.

Une réunion d’information consacrée à cette question est prévue le 7 octobre à Ramonchamp.

L’accès aux soins et le financement également dénoncés

L’association élargit enfin sa mobilisation aux questions de financement de la santé. Elle critique les franchises médicales, les dépassements d’honoraires et plusieurs évolutions concernant le remboursement des soins.

L’Ademat-H indique participer à une campagne nationale à l’occasion du débat sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Elle demande davantage de moyens pour les hôpitaux et des investissements dans les bâtiments.

À Remiremont, l’association souhaite enfin obtenir un rendez-vous conjoint avec le directeur départemental de l’ARS et le préfet. Elle défend la reconnaissance d’un territoire de santé de montagne centré sur Remiremont et son hôpital, intégrant le bassin de vie environnant.

Crédit photos ADEMAT-H

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