Guillaume Pierrel, alpiniste de La Bresse, meurt dans une avalanche au Pakistan

Guillaume Pierrel, alpiniste de La Bresse, meurt dans une avalanche au Pakistan

Publié le Jeudi 25 Juin 2026

L’alpiniste français Guillaume Pierrel, surnommé « Gee », originaire de La Bresse, est décédé à l’âge de 40 ans ce mercredi 24 juin lors d’une expédition dans le Karakoram pakistanais. Selon les premières informations disponibles, il aurait été emporté par une avalanche alors qu’il évoluait avec la Canadienne Christina Lustenberger et le Français Boris Langenstein.

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Un accident encore entouré d’incertitudes

Le drame se serait produit sur les pentes du K6, un sommet de 7 282 mètres situé dans le massif du Karakoram, au Pakistan. Plusieurs sources locales pakistanaises et médias spécialisés évoquent une avalanche mêlant neige et rochers.

Les circonstances exactes restent toutefois à préciser. Le sommet concerné n’est pas encore confirmé avec certitude, certaines sources évoquant un autre sommet proche, le Kapura Peak. L’altitude de l’accident, l’itinéraire visé et le déroulé précis de l’avalanche demeurent également inconnus.

D’après les premiers rapports, Christina Lustenberger, camarade de cordée de Guillaume Pierrel, et Boris Langenstein, guide de haute montagne, skieur et alpiniste expérimenté, ont survécu à l’accident. Aucun récit détaillé des survivants n’a pour l’heure été rendu public.

La Bresse pleure l’un des siens

À La Bresse, où Guillaume Pierrel avait grandi, l’émotion est vive. Le maire de la commune, Pierre Mengin, lui a rendu hommage sur Facebook, évoquant un ami d’enfance et un sportif hors norme.

« On a grandi dans la même rue et tu étais mon meilleur copain », écrit-il, se souvenant des après-midi passés « à faire du vélo dans la forêt » ou « du ski dans le pré derrière la maison ». Il rappelle aussi les dimanches de compétition, où Guillaume Pierrel gagnait régulièrement « une course de foyer ou un cross ».

Pour Pierre Mengin, le Bressaud faisait partie de « ces sportifs d’exceptions qui ont ce truc en plus, ce supplément d’âme, cette énergie qui repousse toujours un peu plus loin les limites ». Il décrit un homme « simple, accessible et amoureux de la MONTAGNE, de toutes les montagnes ».

Un Vosgien qui faisait rêver

Même installé dans les Alpes, Guillaume Pierrel restait profondément attaché à La Bresse. « Tu comptes aussi parmi ces VOSGIENS qui se sont fait un nom dans les montagnes pointues du monde entier et tu nous faisais rêver », écrit encore Pierre Mengin.

Le maire rappelle que l’alpiniste était revenu dans les Vosges le 17 mai, à l’Auberge du Pied du Hohneck, pour présenter son film « La Madone ». « Merci de nous avoir fait voyager », poursuit-il, saluant « cette passion et cette simplicité » qui donnaient envie, après l’avoir croisé, « de glisser, de grimper et de s’évader ».

Cette soirée du 17 mai est restée comme leur dernier moment partagé. « Ce soir-là, ton film, on ne l’a pas regardé : on a passé la soirée dans la cuisine de l’auberge à se raconter nos vies, nos souvenirs et à discuter des Vosges », raconte Pierre Mengin.

Dans son message, il résume l’émotion de toute une commune : « même si tu vivais dans les Alpes, tu étais encore Bressaud… et ce soir LA BRESSE est triste ».

Le Pakistan, un terrain majeur dans son parcours

À 40 ans, Guillaume Pierrel faisait partie de ces alpinistes capables de mêler ski extrême, alpinisme technique et exploration moderne. Guide de haute montagne basé dans la vallée de Chamonix, réalisateur de films et aventurier, il avait bâti sa réputation loin des projecteurs, au fil d’itinéraires engagés.

Son parcours comptait les 82 sommets alpins de plus de 4 000 mètres, les trois grandes faces nord des Alpes, de nombreuses expéditions himalayennes et plusieurs descentes à ski parmi les plus audacieuses de ces dernières années.

Le Pakistan occupait une place particulière dans son histoire. Guillaume Pierrel avait découvert le Karakoram en 2021. Il y avait ensuite réalisé une descente à ski du Gasherbrum II, aventure à laquelle il avait consacré un film. Au fil des années, cette région était devenue l’un de ses terrains de jeu favoris.

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